ActualitéDeuxième procédure « d'impeachment » : que risque Donald Trump ?

Deuxième procédure « d’impeachment » : que risque Donald Trump ?

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Sans grande surprise, la Chambre des représentants des États-Unis a voté la mise en accusation de Donald Trump pour « incitation à l’insurrection » lors de l’assaut donné le 6 janvier par ses partisans contre le Capitole. Néanmoins, le chemin reste encore long dans cette procédure « d’impeachment ». L’acte de destitution doit maintenant être voté par le Sénat, qui ne reprendra ses travaux que le 19 janvier, veille de l’investiture de Joe Biden.

À quelques jours de son départ pour Mar-a-Lago, en Floride, où il devrait entamer sa nouvelle vie d’ex-président, Donald Trump apparaît très isolé.

« À moins qu’on décide à l’unanimité du côté des sénateurs de revenir avant l’inauguration, il n’y aura pas de procès en destitution avant le départ du président Trump, ce qui représente une complication », souligne Christophe Cloutier-Roy chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand à l’Université du Québec à Montréal.

Vers un report du procès au Sénat ?

Quelle suite donner à ce vote historique ? Les démocrates ne sont pas tous d’accord sur un calendrier qui reste donc incertain. Le risque est qu’il accapare toute l’attention et entrave l’action législative du début de mandat du futur président, en monopolisant les séances. « J’espère que le Sénat trouvera une façon de gérer leurs responsabilités constitutionnelles concernant le procès en destitution, tout en conduisant les affaires urgentes de la nation », a demandé Joe Biden, citant entre autres la confirmation des membres de son cabinet, la relance de l’économie américaine, et la poursuite du plan de distribution de vaccins contre le Covid-19.

 « Il y a l’idée avancée par certains démocrates, explique Christophe Cloutier-Roy, de ne pas envoyer tout de suite les articles en destitution au Sénat parce qu’on veut donner une chance au nouveau président Biden d’avoir du temps dans les premiers jours de son mandat pour assurer les nominations de différents ministres, pour mettre en avant ses priorités. Mais il faut comprendre quand même que devant la gravité des actions survenues la semaine dernière au Capitole, il est impensable pour les démocrates de ne pas punir le président pour ses actes » .

Rfi.fr

 

 

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