Déférée lundi dernier devant le parquet de Kaolack, une jeune fille de 16 ans est poursuivie pour viol sur une mineure de 13 ans. Les faits, révélés par la mère de la victime, se seraient produits à plusieurs reprises au quartier Passoire. La Section de Recherches de la gendarmerie a bouclé l’enquête après auditions et expertises médicales, selon nos informations.
C’est une affaire qui secoue le quartier flottant de Passoire, à Kaolack. Lundi dernier à 12h, les gendarmes de la Section de Recherches ont présenté au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance une adolescente de 16 ans, K.G., pour “viol sur mineure de moins de 13 ans”, délit prévu et réprimé par l’article 320 du Code pénal sénégalais.
Âgée de 16 ans, K.G. a été déférée chez le parquet de Kaolack pour “viol sur mineure de moins de 13 ans”, délit prévu et réprimé par l’article 320 du Code pénal sénégalais
Tout part d’une plainte déposée début juin par S.D., mère d’une fillette de 13 ans, élève en classe de CE2. Selon les éléments de l’enquête parvenus à votre canard, les deux jeunes filles, voisines dans le même quartier populaire, se fréquentaient régulièrement. La mère a constaté des changements de comportement chez sa fille avant de recueillir ses confidences. Elle a alors saisi la gendarmerie par lettre-plainte.
Dans les faits, la mise en cause est accusée d’avoir doigté l’élève en classe de CE2 jusqu’à lui causer des saignements
Selon nos informations, la mise en cause était seule avec la victime ce jour-là dans une chambre. C’est ainsi qu’elle commence à introduire son doigt sur les parties intimes de sa victime âgée de treize (13) ans pour satisfaire sa libido. Ne pouvant plus se retenir, Kh. G. a fini par blesser sa victime dans ses parties intimes du fait des saignements occasionnés par cet acte. Elles finiront par se débrouiller pour nettoyer les saignements. Mais il y a un mais. Car la victime n’a cessé de se plaindre des douleurs. Elle a fini par en parler à sa maman, S. DIOP.
Des résultats gynécologiques, il ressort que la fille est victime de lésions vulvaires ; le toucher vaginal admet un doigt large et l’infection met en évidence deux (02) lésions vulvaires anciennes
Entendue par les enquêteurs en présence de sa mère, la victime a décrit des faits d’attouchements répétés survenus au domicile de la mise en cause. Elle a déclaré avoir subi des blessures qui ont nécessité des soins. Un certificat médical de constatation initiale et un rapport d’expertise de l’hôpital régional de Kaolack ont été versés à la procédure. Les conclusions font état de lésions vulvaires et de lésions de l’hymen jugées anciennes par le médecin légiste. En clair, il revient des examens médicaux que le toucher vaginal admet un doigt large et l’infection met en évidence deux (02) lésions vulvaires anciennes à 15 heures et à 22 heures.
Quant à lui, le rapport d’expertise médical de l’hôpital régional de Kaolack mentionne une vulve souillée de leucorrhées blanchâtre ; une vulve béante avec présence de lambeaux d’hymen
D’ailleurs, le rapport d’expertise médical de l’hôpital régional de Kaolack mentionne certes un bon état génital ; mais aussi une vulve souillée de leucorrhées blanchâtre ; une vulve béante avec présence de lambeaux d’hymen. C’est ainsi qu’un bilan a été demandé. À ce niveau, les médecins constatent une présence de déchirures hyménales d’allure ancienne à 3 heures et 9 heures.
Kh. G déclare que c’est la victime présumée qui l’a provoquée à travers des danses obscènes avant d’enlever sa jupe, avant de reconnaître qu’elle est allée plus loin en se jetant sur elle, pour mettre ses doigts sur ses parties intimes
Interrogée de son côté, la mise en cause, âgée de 16 ans, a reconnu les faits tout en avançant une version où elle met en avant une prétendue provocation de la victime. Elle déclare en effet que c’est la victime présumée, qui l’a provoquée à travers des danses obscènes avant d’enlever sa jupe. Elle a toutefois ajouté qu’elle est allée plus loin en se jetant sur elle, pour mettre ses doigts sur ses parties intimes. Poursuivant l’enquête, les officiers de Police judiciaire (OPJ) ont entendu plusieurs témoins, dont la mère de la mise en cause. Cette dernière a indiqué que sa fille quittait l’école vers 17h et rentrait seule au domicile.
Plusieurs témoins entendus
Saisie le 3 juin par demandes de concours N°803/2 et 818/2/SR-KL, la Section de Recherches de Kaolack a mené les investigations en une semaine. Auditions de la plaignante, de la victime, de la mise en cause, de témoins, réquisitions médicales : le dossier a été transmis en double exemplaire au parquet le 8 juin. À l’issue de la garde à vue, la mineure de 16 ans a été déférée. Elle encourt une peine lourde au regard de l’article 320 du Code pénal qui réprime le viol sur mineure de moins de 13 ans. Le juge des enfants devrait être saisi, la mise en cause étant elle-même mineure. L’instruction se poursuit sous la supervision du parquet de Kaolack.
Actusen.sn
