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Front pour la défense de la démocratie et de la République : les graves accusations de l’opposition contre le régime

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On pouvait voir Abdou Mbow, Mamadou Lamine Massaly, l’ancien ministre Samba Sy et tant d’autres figures de la nouvelle opposition réunie autour du Front pour la Défense de la Démocratie (FDR). En point de presse ce jeudi, ils ont tenu à l’encontre du régime des accusations. Dans leur déclaration, ils soutiennent d’abord qu’au “lendemain de l’adoption à la hussarde de la loi interprétative de la loi portant amnistie de 2024, le Président de la République a profité des 3 et 4 avril pour se livrer à une opération de charme en direction des populations profondément déçues.” Sur ce point, Mamadou Lamine Massaly dira que les dernières sorties du président de la République passe pour être “une tentative qui n’aura été en définitive qu’un coup d’épée dans l’eau face à des citoyens désabusés devant tant d’incompétence et d’irresponsabilité érigées en méthodes de gouvernement.”

En effet, selon le Front pour la Défense de la Démocratie, qui réunit plus de 70 formations politiques d’opposition, après avoir été mis sur pied en février dernier par Khalifa Sall, “les Sénégalais, qui subissent de plein fouet la politique antinationale et antisociale du pouvoir Pastef, sont de plus en plus nombreux à ne nourrir aucune illusion concernant ses promesses creuses suivies de reniement et ses manipulations grossières.”

Ainsi, à en croire la Conférence des Leaders dudit Front, “le président de la République a annoncé un projet de révision constitutionnelle tendant à instituer un Premier ministre super-fort.” Derrière cette formule, le FDR dira qu’il se cache une manœuvre claire : instaurer un système où le pouvoir exécutif serait capté par une figure non élue, au grand dam de la démocratie ! “Autrement dit, donner corps et vie institutionnelle à l’État-Sonko que le FDR ne cesse de dénoncer”, explique Massaly. Il enchaîne : “Les prémices d’une telle forfaiture étaient perceptibles dans certaines actions phares de l’Etat. C’est le cas de la centralisation des dépenses publiques au niveau de la Primature ; l’application au Premier Ministre de l’article 254 du Code pénal portant sur l’offense au chef de l’État ; le dépôt d’une proposition de loi dépouillant certaines prérogatives foncières des collectivités territoriales au profit de structures dépendant de la Primature ; le refus du Premier Ministre de contresigner un décret de nomination proposé par le Président de la République et l’utilisation systématique par le Premier ministre de l’avion présidentiel pendant ses voyages, comme qui va au marché.”

Au même moment, ajoutera-t-il, le Président Faye annonce l’organisation d’un dialogue sur le système politique. “Cette annonce intervient après plusieurs décisions unilatérales prises sans aucune concertation, notamment sur les conditions d’organisation des législatives anticipées et sur les commissions d’inscription sur les listes électorales”, a déploré le Front qui rappelle n’avoir “jamais cessé de dénoncer ces coups de force et d’exiger la tenue de concertations politiques inclusives et sincères.

Toutefois, le FDR, constant dans son option principielle, demeure favorable au dialogue politique, à condition que celui-ci soit sincère et permette des concertations fructueuses dans l’intérêt du Sénégal. “Mais il ne cautionnera aucun dialogue-subterfuge visant à couvrir un transfert anticonstitutionnel du pouvoir exécutif à un Premier ministre super-fort”, prévient la conférence des leaders.

En tout état de cause, le Front pour la Défense de la Démocratie (FDR) rappelle qu’il revient au Président de la République de prouver sa sincérité en s’engageant solennellement à faire respecter les libertés inscrites dans notre Constitution et à appliquer l’ensemble des recommandations consensuelles issues des discussions, le cas échéant. “Un tel engagement s’impose d’autant plus que le consensus obtenu à l’occasion de la seule rencontre à laquelle l’opposition a participé avec le ministre de l’Intérieur, à la veille des législatives de 2024, avait été cavalièrement invalidé par l’Exécutif”, rappelle-t-il pour s’en désoler.

Soit dit en passant, le Président de la République n’a pas annoncé la révision de la constitution, en tout cas pas officiellement. Quand il disait vouloir un premier super-fort, c’était juste pour manifester son désir d’être assisté dans ses fonctions présidentielles et en toute humilité. Quant à “l’utilisation abusive” de l’avion présidentiel par le Premier ministre, rappelons qu’on peut compter les voyages de Ousmane Sonko hors du territoire national, sans jamais franchir les frontières africaines. C’était en Gambie, au Rwanda, en Mauritanie et au Guinée-Bissau…

Amadou DIA (Actusen.sn)

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