La réunion de concertation entre le ministère des Transports terrestres et aériens et les organisations syndicales du secteur du transport routier n’a pas permis de tout régler. Si des mesures immédiates avaient été actées auparavant sur plusieurs points, l’essentiel des préoccupations structurantes reste encore sans consensus, malgré le dialogue.
Figurent parmi les points n’ayant pas fait l’objet de consensus, le transport de nuit, le contrôle routier et la concurrence jugée déloyale dans le secteur
Parmi les points les plus sensibles, n’ayant pas fait l’objet de consensus, figurent notamment le transport de nuit, le contrôle routier et la concurrence jugée déloyale dans le secteur. Sur ces questions, aucune décision définitive n’a été prise, les parties reconnaissant la complexité des enjeux.
Pour le cas des taxis « clandos » et des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), le gouvernement veut approfondir la réflexion avant toute mesure définitive
Selon nos informations, le cas des taxis « clandos » et des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) cristallise particulièrement les tensions. Les syndicats dénoncent une concurrence informelle qui fragilise les acteurs réguliers, tandis que l’État semble vouloir approfondir la réflexion avant toute mesure tranchée.
Sur les modalités du contrôle routier, les acteurs du secteur réclament davantage de clarté et d’équité dans les pratiques sur le terrain alors que le gouvernement veut faire respecter les textes en vigueur
Autre sujet de friction, les modalités du contrôle routier. Malgré un engagement du gouvernement à faire respecter les textes en vigueur, les acteurs du secteur réclament davantage de clarté et d’équité dans les pratiques sur le terrain, un point qui n’a pas encore trouvé d’issue consensuelle.
Quant au transport de nuit, les syndicats exigent des garanties concrètes, là où l’État veut privilégier une approche progressive et encadrée
La question du transport nocturne reste entière. Entre impératifs de sécurité et continuité du service, les positions divergent. Les syndicats attendent des garanties concrètes, là où l’administration privilégie une approche progressive et encadrée.
Face à tous ces blocages, la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a décidé de poursuivre le mouvement de grève jusqu’à nouvel ordre
Face à ces blocages, les autorités avaient opté pour une stratégie de temporisation en annonçant la mise en place d’un comité ad hoc. Celui-ci sera chargé d’approfondir les discussions et de formuler des propositions « équilibrées ». Ce cadre, voulu inclusif, devra réunir toutes les parties prenantes, y compris les organisations absentes lors de la rencontre. Force est de constater que malgré l’installation de ce comité, les discussions n’ont pas abouti à des compromis. Malgré les engagements de part et d’autre à privilégier la concertation et à éviter toute perturbation, la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a décidé de poursuivre le mouvement de grève qu’elle a initié depuis une semaine, faute d’accords avec les autorités étatiques après plusieurs heures de négociations.
Amadou DIA (Actusen.sn)
