Sous le coup de la colère, un marchand ambulant a tenu des propos d’une extrême gravité, appelant publiquement des jeunes à agresser des citoyens s’ils n’avaient aucune autre perspective. Des déclarations qui ont poussé le procureur de la République à s’auto-saisir. L’auteur, qui dit aujourd’hui tout regretter, a été arrêté par la Brigade de Recherches de Faidherbe.
Ousseynou Ndiaye, marchand ambulant, est aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire aux lourdes implications. Dans une sortie verbale largement relayée sur les réseaux sociaux, l’homme n’a pas mâché ses mots, appelant clairement à la commission d’actes criminels. « À tous les jeunes, je vous dis : si vous n’avez aucune perspective et que vos projets de voyage sont avortés, allez agresser les gens. Je le dis et j’assume », a-t-il déclaré, provoquant une onde de choc dans l’opinion.
Les propos choquants et sans équivoque de Ousseynou Ndiaye : « À tous les jeunes, je vous dis : si vous n’avez aucune perspective et que vos projets de voyage sont avortés, allez agresser les gens. Je le dis et j’assume »
Face à la gravité des propos, le Procureur de la République n’a pas tardé à réagir. Estimant qu’il s’agissait d’une incitation manifeste à la violence et à l’insécurité, le parquet s’est auto-saisi du dossier. Une décision saluée par de nombreux observateurs, dans un contexte national marqué par une sensibilité accrue aux questions de sécurité publique et de responsabilité citoyenne.
Ce qui a poussé le Procureur s’auto-saisir
Suite à cette auto-saisine, Ousseynou Ndiaye a été interpellé par les éléments de la Brigade de Recherches de Faidherbe. Conduit dans leurs locaux, il a reconnu les faits, tout en tentant de les expliquer par un accès de colère. Selon des sources proches de l’enquête, le mis en cause affirme aujourd’hui regretter profondément ses propos, admettant qu’ils ont dépassé sa pensée.
Ainsi, il a arrêté par la Brigade de Recherches de Faidherbe avant de justifier son acte par un excès de colère
Entendu par les enquêteurs, le marchand ambulant a soutenu qu’il n’était pas dans son état normal au moment des faits. Une justification qui pourrait difficilement peser face à la clarté et à la violence du message lancé publiquement.
Actusen.sn
