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Libération de 312 policiers adjoints volontaires : des ‘’victimes’’ dénoncent ‘’une exploitation’’ et exposent leur amertume

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La nouvelle est tombée hier. Dans une note rendue publique, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a décidé de libérer une centaine de jeunes des rangs de la police. Au total, 312 jeunes, nés entre 1988 et 1997, sont concernés par la mesure et ils étaient tous des policiers adjoints volontaires (PAV). La note, parcourue par votre canard indique que « la première cohorte des policiers adjoints volontaires de la 7ème génération a été libérée pour fin de contrat, conformément à la décision du Ministre de I’intérieur et de la sécurité publique».

Il faut, cependant, préciser qu’il ne s’agit pas d’un licenciement comme c’est le cas dans certaines structures de l’Etat. Comme indiqué dans le document signé par le ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, il s’agit d’une fin de contrat. En effet, conformément aux dispositions de la police nationale, le recrutement du policier adjoint volontaire se fait sur la base d’un contrat pour une durée de quatre (04) ans. Et cette première liste qui a reçu la notification de la fin de leur contrat a rejoint les rangs de la police en 2021, précisément au lendemain des événements de février et mars 2021.

Seulement, selon des bénéficiaires de ce programme, la police n’a pas donné les informations par rapport à la durée du contrat. Du moins, ils n’ont pas été informés avant leur entrée dans la police. « Je n’allais pas m’engager dans cette aventure si j’étais au courant de l’existence d’un quelconque contrat à durée déterminée parce que j’avais un travail dans le secteur privé et j’étais bien payé », nous confie un des PAV libérés. Le pire dans cette histoire, déplore t-il, c’est le fait d’être utilisés pendant des années avant d’être libérés: « Nous avons été exploités et jetés comme des malpropres et c’est déplorable surtout qu’il nous était impossible de tenter un autre concours durant la formation ». En effet, selon la réglementation, un PAV en cours de formation n’a pas la possibilité de faire un concours. D’ailleurs, ceux qui ont eu à tenter leur chance ailleurs l’ont appris à leur dépens. La plupart du temps, ils sont rappelés dans la police avant d’être radiés. « Ils nous ont empêché de faire des concours, pour nous libérées aujourd’hui. Maintenant, nous devons tout reprendre à zéro », fustige notre interlocuteur ».

Il faut, aussi, dire que cette histoire risque de se répéter avec les 2e et 3e cohortes. Selon certaines indiscrétions, les contrats de ces cohortes vont expirer successivement en septembre 2025 et en mars 2026. Une situation qui inquiète déjà ces PAV. « Nous avons réussi le concours d’élève agent de police mais la formation n’a pas encore démarré et rien ne nous garantit que nous ne serons pas les prochains libérés », nous confie un de ces PAV. Mais, il faut dire que certains ont échappé belle. Après avoir passé quelque temps dans les rangs de la police, certains ont décidé de se retirer car ne sentant plus le projet. « Si je ne n’avais pas tenté autre chose, je serai aujourd’hui dans ce lot de PAV libéré et je serai obligé de tout recommencer », s’est réjouit un PAV de la première cohorte qui a su partir plutôt.

Seynabou FALL (Actusen.sn)

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