Dans la foulée de la levée du mot d’ordre de grève des transporteurs, le ministère de l’Intérieur a décidé de rappeler à l’ordre les services de sécurité. À travers une instruction officielle signée ce vendredi, Mouhamadou Bamba Cissé demande une application rigoureuse de la réglementation encadrant les contrôles routiers sur les corridors nationaux.
Après la levée du mot d’ordre de grève des transporteurs, le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, remet de l’ordre sur les corridors nationaux
Le document, adressé au Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et au Directeur général de la Police nationale, insiste sur une règle claire. Pas plus de trois points de contrôle officiels par corridor ! Une disposition déjà prévue par les textes en vigueur, mais dont l’application sur le terrain a souvent été décriée par les transporteurs.
Dans une instruction signée hier et adressée aux forces de défense et de sécurité, Bamba Cissé exige le respect strict du nombre de points de contrôle autorisés, tout en maintenant la répression des infractions routières
Cette sortie du ministère intervient dans un climat encore sensible, après plusieurs jours de perturbations ayant affecté la mobilité des usagers. En ligne de mire, les contrôles jugés excessifs et parfois anarchiques, pointés du doigt par les acteurs du transport. En recadrant les forces de sécurité, les autorités entendent visiblement apaiser le secteur tout en réaffirmant l’autorité de l’État.
La même note précise toutefois que les infractions routières constatées en dehors des points de contrôle officiels devront continuer à être sanctionnées, conformément au Code de la route
Toutefois, le ministre ne lâche pas totalement du lest. Il précise que les infractions routières constatées en dehors des points de contrôle officiels devront continuer à être sanctionnées, conformément au Code de la route. Autrement dit, si les postes fixes sont désormais limités, la surveillance, elle, reste permanente.
Actusen.sn
