Les éléments de la Brigade de Recherches de Keur Massar ont mis fin aux activités d’un réseau de proxénétisme bien dissimulé derrière la façade d’un prétendu cabinet de massage. L’opération, menée à Kounoune sur la base d’un renseignement exploité par les enquêteurs, a conduit à l’arrestation de quatre jeunes femmes, dont la principale mise en cause, identifiée sous le nom de D. Diouf alias “Bijou”.
Le salon de massage en cause opérait sous le nom de « Salon de Massage Plus », et faisait l’objet de nombreuses publicités en ligne vantant des prestations de détente
Selon les informations de votre canard, ce cabinet de massage, qui opérait sous le nom de « Salon de Massage Plus », faisait l’objet de nombreuses publicités en ligne vantant des prestations de détente. En réalité, il s’agissait d’un lieu de prostitution déguisé, où les clientes étaient remplacés par des hommes sollicitant des « massages » particuliers.
C’est ainsi que les éléments de Brigade de Recherches de Keur Massar ont mis en place une opération d’infiltration le mardi 4 novembre dernier dans ledit lieux où ils ont été reçus par la principale mise en cause, D. Diouf, qui propose les services de trois filles âgées de 18 et 19 ans, pour des tarifs allant de 15 000 à 60 000 F CFA selon les « prestations »
Les enquêteurs ont ainsi mis en place une opération d’infiltration le mardi 4 novembre 2025 vers 16 heures. Après avoir contacté le numéro du salon, les agents se sont fait passer pour des clients. Sur place, ils ont été accueillis par la proxénète présumée, Dado Diouf, qui leur a proposé les services de trois filles, pour des tarifs allant de 15 000 à 60 000 F CFA selon les « prestations ».
Une fois dans le salon, les agents tombent sur des nymphes toutes nues prêtes à faire plaisir
Une fois introduits dans les lieux, les agents infiltrés assistent à une scène sans équivoque : les jeunes filles, totalement nues, invitent leurs “clients” à se déshabiller. L’une d’elles, Khadidiatou Diatta (19 ans), aurait même commencé à masser un agent infiltré en se livrant à des attouchements avant que les forces de l’ordre ne fassent irruption et procèdent aux arrestations.
Des mouchoirs tachés de sperme et des produits de massage saisis
La perquisition qui a suivi a permis la saisie d’un montant de 20 000 F CFA, de mouchoirs tachés de sperme, de téléphones portables, ainsi que de produits de massage et autres articles utilisés dans leurs activités.
La proxénète et patronne des lieux tente de corrompre les agents avec une sommes de 50 000 pour étouffer l’affaire
Selon nos sources, D. Diouf aurait tenté de corrompre les enquêteurs afin d’étouffer l’affaire, en leur remettant une somme de 50 000 F CFA. Une tentative restée vaine. Placées en garde à vue le 5 novembre 2025 à 16 heures, les quatre mises en cause — D. Diouf (27 ans), O. Barro (19 ans), K. Diouf (18 ans) et K. Diatta (19 ans) — ont toutes reconnu les faits lors de leur audition et ont sollicité la clémence de la justice.
Déférées hier, elles avaient reconnu les faits lors de leur audition
Elles ont été déférées hier devant le Tribunal de Grande Instance de Rufisque pour proxénétisme, exercice clandestin de la profession de masseuse sans carnet sanitaire et tentative de corruption d’agents de la force publique. L’enquête suit son cours, sous la supervision du parquet de Rufisque.
Amadou DIA (Actusen.sn)
