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Report de la présidentielle de 2024 : les candidats de l’opposition disent niet

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Les candidats de l’opposition n’acceptent toujours pas le report de l’élection présidentielle. Face à la presse ce mercredi, Aioune Mamadou Dia, Malick Gackou, Thierno Alassane Sall, Aly Ngouille Ndiaye, pour ne citer que ceux-là ont dénoncé le «coup d’Etat constitutionnel du chef de l’Etat». Ils ont, ainsi, appelé à l’union des forces pour faire face au régime actuel. Premier à prendre la parole, le candidat du PUR, Alioune Mamadou Dia est convaincu que «Macky Sall est le seul responsable de la situation que traverse le Sénégal actuellement. Mais, ce qui me fait le plus mal c’est la violation flagrante de la Constitution par le chef de l’Etat qui au lieu d’être le gardien de la Constitution, a montré et démontré qu’il est le gardien de la confusion».

Maintenant, poursuit-il, «il doit savoir qu’on n’a pas peur de l’affronter. On ne doit pas nous amener à l’usure, nous n’avons pas le droit de le laisser faire ce qu’il veut. En tout cas, nous allons poursuivre notre campagne et à partir du 2 avril il ne sera plus notre président et nous allons dévoiler notre stratégie le moment venu».

Abondant dans le même sens, Amadou Bâ, mandataire de Bassirou Diomaye Faye, a constaté «avec amertume l’effondrement de la démocratie dont Macky Sall est le seul responsable. D’une crise interne à son parti, Macky Sall a décidé d’en faire une crise institutionnelle». Mais, avertit-il, «le candidat Bassirou Diomaye Faye entend poursuivre sa campagne». Par rapport à la proposition de la loi des députés du Pds et qui a été votée par l’Assemblée nationale lundi dernier, Amadou Bâ a signalé qu’une «loi constitutionnelle est une loi de révision. Même s’ils disent qu’il ne touche pas au mandat, l’article 2 de la proposition de loi dispose que le président de la République reste au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur».

Et face à cette situation, il a invité la communauté internationale, les organisations internationales plus précisément, à agir afin d’exiger du chef de l’Etat le respect du calendrier électoral : «Il est évident que les Etat Unis, qui a précédé de peu le revirement salutaire de la Cedeao, montre que la communauté internationale est en train de lâcher Macky Sall. Le département dit clairement que Macky Sall doit respecter le calendrier électoral, que l’internet doit être rétabli. Sur ce point, il faut dire que coïncidence ou pas, l’internet a été rétabli moins d’une heure après. Si les Etats-Unis a pu dire ses vérités à Macky Sall, nous pensons que l’Union africaine, la Nations unies doivent aussi prendre des positions claires pour empêcher que le président ne continue son coup d’Etat constitutionnel».

Pour sa part, Déthié Fall a souligné que «pour une première fois, le président de la République décide seul à partir de son stylo de dire la date à laquelle cette élection va se tenir. Nous disons non, nous ne l’accepterons pas. La campagne se poursuivra, l’élection se tiendra. Si tous les recours introduits seront étudiés et jugés, à coup sûr cette date sera maintenue». «La loi est passée grâce au forcep ce qui n’était pas une bonne image lors de l’installation du président de l’Assemblée nationale, ce qui n’est encore une bonne image pour notre démocratie», a, aussi constaté Aly Ngouille Ndiaye qui exhorte aux députés de faire un recours au Conseil constitutionnel. Sur ce, il a invité cette juridiction constitutionnelle à prendre son courage en main en refusant de considérer qu’il ne peut pas se prononcer sur ce recours qui sera déposé par les députés. «Je voudrais rappeler de façon audible que le mandat du président de la République expire le 2 avril et que passé ce délai il ne sera plus reconnu président de la République, il ne pourra plus poser aucun acte qui va engager le Sénégal», a-t-il conclu.

Seynabou FALL (Actusen.sn)

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