Après la finale électrique de la CAN 2025, marquée par une sortie momentanée des Lions de la Téranga de la pelouse, le débat enfle sur d’éventuelles sanctions de la Confédération africaine de football (CAF). Entre fantasmes de lourdes punitions et réalités juridiques, le magistrat Mamadou Yakham Keita démonte, point par point, les risques encourus par le Sénégal. Analyse.
La CAN relève exclusivement de la juridiction de la Confédération africaine de football (CAF). À ce titre, toute sanction disciplinaire éventuelle liée aux incidents survenus lors de la finale 2025 ne peut être prononcée que dans le cadre des règlements de l’instance continentale.
Les sanctions possibles, si la CAF venait à retenir une infraction disciplinaire, sont bien connues, selon le magistrat Mamadou Yakham Keita qui cite une amende financière, un avertissement officiel, voire des sanctions individuelles visant un joueur ou un membre du staff, en fonction des faits précisément établis par les rapports officiels
Selon le magistrat Mamadou Yakham Keita, les sanctions possibles, si la CAF venait à retenir une infraction disciplinaire, sont bien connues et relativement classiques : amende financière, avertissement officiel, voire sanctions individuelles visant un joueur ou un membre du staff, en fonction des faits précisément établis par les rapports officiels.
Pour le juge Keita, les décisions restent le plus souvent strictement limitées aux compétitions CAF, sans extension aux compétitions FIFA, et que ce type d’incident débouche rarement sur des mesures extrêmes
En droit, la CAF dispose certes d’un large éventail de sanctions. Mais en pratique, rappelle Mamadou Yakham Keita, ce type d’incident débouche rarement sur des mesures extrêmes. Les décisions restent le plus souvent strictement limitées aux compétitions CAF, sans extension aux compétitions FIFA.
Ce qui veut dire qu’il n’y a aucune menace sérieuse qui pèse sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde, sauf décision exceptionnelle et clairement motivée, selon lui
Autrement dit, aucune menace sérieuse ne pèse sur la participation du Sénégal à la Coupe du monde, sauf décision exceptionnelle et clairement motivée, ce qui apparaît peu probable au regard de la jurisprudence disciplinaire africaine.
Autre point essentiel souligné par le magistrat : le Sénégal n’est nullement dépourvu de moyens de défense. En cas de décision jugée défavorable, la Fédération sénégalaise de football dispose d’un droit d’appel devant la Commission d’Appel de la CAF, dans un délai de trois (3) jours à compter de la notification de la sanction. Et si cette décision finale ne donnait toujours pas satisfaction, un ultime recours demeure possible devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne, dans un délai de 21 jours, selon la nature de la sanction prononcée.
Au sujet des voies de recours bien balisées, M. Keita renseigne qu’en cas de décision jugée, la FSF dispose d’un droit d’appel devant la Commission d’Appel de la CAF, dans un délai de trois (3) jours à compter de la notification de la sanction ; et mieux encore, un ultime recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne, dans un délai de 21 jours, si la décision finale ne donnait toujours pas satisfaction
Pour Mamadou Yakham Keita, le débat ne doit pas occulter l’essentiel : la victoire du Sénégal a été obtenue sur le terrain. La deuxième étoile est désormais gravée dans l’histoire du football national, indépendamment des polémiques d’après-match. « Restons sereins », tranche le magistrat, convaincu que le droit, comme les faits, jouent en faveur des Lions. En clair, sauf surprise majeure, le Sénégal risque au pire une sanction symbolique. Mais sur le plan sportif, le sacre continental reste intact et incontestable.
Actusen.sn
