Le collectif des amicales de l’UCAD a revendiqué, à travers un communiqué rendu public hier, l’arrêt de la visite du ministre de l’Enseignement supérieur au sein du campus universitaire. Une action forte que la structure étudiante assume pleinement, tout en rejetant toute accusation d’irresponsabilité.
Selon le collectif, cet acte est l’expression d’un profond ras-le-bol de la communauté estudiantine face à un gouvernement qu’il juge silencieux et indifférent, dans un contexte de crise sociale persistante au sein de l’université.
Au cœur des revendications figure la situation alarmante des étudiants de Master 1, restés treize mois sans percevoir leurs bourses. À cela s’ajoutent, d’après le collectif, de nombreuses irrégularités qui affectent une grande partie des étudiants, tous niveaux confondus, aggravant davantage la précarité sur le campus.
Le collectif rappelle avoir, dans un esprit d’apaisement, suspendu ses mots d’ordre de contestation afin de privilégier la voie du dialogue et de la négociation. Une main tendue qui, selon lui, n’a pas trouvé d’écho auprès des autorités gouvernementales. « Le gouvernement actuel n’a pas su rejoindre les étudiants dans leur appel à un règlement paisible de la situation », déplore le communiqué.
Face à ce qu’il considère comme un blocage persistant, le collectif des amicales avertit l’opinion nationale qu’il se réserve le droit de durcir le ton. Il annonce ainsi son intention de passer à « la vitesse supérieure » dès la semaine prochaine si aucune solution concrète n’est apportée. Malgré la montée de la tension, le collectif réaffirme son engagement indéfectible à défendre les intérêts de la communauté estudiantine et se dit déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à satisfaction des revendications.
Actusen.sn
