Une affaire de vol, de faux et d’association de malfaiteurs secoue l’Ambassade de la République de l’Inde au Sénégal. Un agent interprète en service dans la chancellerie a été interpellé puis déféré devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, après la disparition et l’encaissement frauduleux de plusieurs chèques pour un montant global de plus de 3,3 millions de francs CFA.
Les services du Commissariat d’arrondissement du Plateau ont bouclé une enquête de flagrance relative à une vaste opération de vol et de falsification de chèques au préjudice de l’Ambassade de l’Inde au Sénégal. Les faits remontent à la mi-janvier 2026, à la suite d’une plainte déposée par le chancelier et chef de la chancellerie, Monsieur Dinen Kumar Bordoloi.
Une affaire de vol, de faux et d’association de malfaiteurs secoue l’Ambassade de la République de l’Inde au Sénégal où son agent interprète en service dans la chancellerie a été interpellé puis déféré devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, après la disparition et l’encaissement frauduleux de plusieurs chèques pour un montant global de plus de 3,3 millions de francs CFA
Selon les éléments de l’enquête, quatre (04) chèques appartenant à l’Ambassade ont été soustraits puis encaissés frauduleusement dans différentes agences de la Société Générale Sénégal, notamment à Lamine Guèye, au Port et à Pompidou, pour un montant global de 3 362 700 FCFA.
Les faits remontent à la mi-janvier 2026, quand l’ambassade a constaté le vol de ses chèques avant que les enquêteurs ne relèvent des anomalies sur les cachets et signatures apposés sur les chèques, laissant apparaître des faits de faux et usage de faux
Alertés par une notification bancaire faisant état d’un retrait suspect de 832 000 FCFA, les responsables de la chancellerie ont procédé à une vérification approfondie du compte de l’Ambassade, mettant ainsi en évidence plusieurs opérations irrégulières. La banque saisie par courrier a confirmé que les chèques litigieux avaient été encaissés par les nommés M. F. Mbalo et El H. D. Thiam sur la période du 15 au 22 janvier 2026.
La banque saisie par courrier a confirmé que les chèques litigieux avaient été encaissés, sur la période du 15 au 22 janvier 2026, par les nommés M. F. Mbalo et El H. D. Thiam, activement recherchés par les flics
Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs ont relevé des anomalies sur les cachets et signatures apposés sur les chèques, laissant apparaître des faits de faux et usage de faux. L’exploitation des images de vidéosurveillance installées au sein de la chancellerie a permis d’identifier un comportement suspect de M. Fall, interprète et agent du personnel local de l’Ambassade.
Auparavant, les images de l’ambassade montrent le mis en cause entrant dans le bureau du chancelier durant la pause déjeuner, en son absence, le 20 janvier 2026, pour soustraire les chèques qui étaient soigneusement gardés dans une armoire verrouillée dans la même pièce
Les images montrent le mis en cause entrant dans le bureau du chancelier durant la pause déjeuner, en son absence, le 20 janvier 2026, alors que les chéquiers étaient conservés dans une armoire verrouillée dans la même pièce. Interpellé puis entendu sur procès-verbal, M. Fall a reconnu les faits, déclarant avoir utilisé ses compétences en informatique et en infographie pour reproduire les cachets officiels et imiter les signatures.
Il a également expliqué avoir sollicité des tiers pour l’encaissement des chèques volés, citant notamment B. Khouma, ainsi que les deux individus identifiés par la banque. Une perquisition effectuée à son domicile, situé à Ouest-Foire, a permis de retrouver le chéquier volé, contredisant ses premières déclarations.
Placée en garde à vue le 28 janvier 2026, mesure prolongée de 48 heures, M. Fall a été déféré hier devant le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Les co-auteurs présumés cités dans la procédure font actuellement l’objet de recherches actives. Les éléments recueillis au cours de l’enquête établissent, selon nos informations, des charges suffisantes et concordantes à l’encontre du mis en cause, qui a abusé de la confiance liée à ses fonctions et de son accès aux locaux administratifs.
Actusen.sn
