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Y’en a marre sur le projet de loi d’amnistie annoncé par Macky Sall : «aucune loi ne peut absoudre les crimes internationaux»

A l’image de certains acteurs politiques et membres de la société civile, le mouvement « Y’en a marre» ne veut en aucune manière entendre parler de loi d’amnistie. Pour Aliou Sané, il est hors de question d’effacer «les crimes et exactions» notées lors des derniers événements : «Aucune loi ne peut absoudre les crimes internationaux notamment la torture, les traitements cruels et dégradants qui sont aussi imprescriptibles». Ce, d’autant plus que soulignent ces activistes, «le monde entier est témoin des graves violations des droits de l’homme et abus occasionné par des arrestations, rafles systématiquement, brimades et meurtres à travers tout le pays depuis 3 ans. Des manifestants non armés ont été abattus de sang-froid au grand jour, d’autres ayant subi de blessures graves se retrouvent handicapés à jamais».

Aussi, poursuit le porte-parole du jour, «Que dire des cas de tortures dont le symbole le plus parlant est le jeune pape Abdoulaye Touré. Comme si cela ne suffisait pas, près d’un millier de citoyens ont été arrêtés et jetés en prison à Dakar et partout au Sénégal sans aucun fondement légal. Car des charges ont été montées de toutes pièces par un mécanisme de banditisme d’Etat et beaucoup de prisonniers politiques traîneront à jamais des séquelles physiques, psychologiques de leur séjour carcéral et c’est tout cela que la loi d’amnistie compte nettoyer».

De l’avis de l’activiste récemment élargi, il est temps de mettre fin à la politique tendant à «bâillonner, à jeter en prison d’honnêtes citoyens dans des conditions inhumaines et refuser d’ouvrir des enquêtes pour clarifier les décès de dizaines de citoyens et finir par jouer les sapeurs-pompiers». L’amnistie, estime-t-il, «viole les articles 7 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies du 16 décembre 1966 et l’article 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981, dans la mesure où l’Etat du Sénégal refuse aux victimes le droit d’être entendues et jugées conformément aux engagements internationaux et aux lois internes du Sénégal».

En ce qui me concerne, précise Aliou Sané, «j’avais fait une note pour demander que ma libération ne soit pas au prix de l’effacement des crimes et exactions commises au Sénégal de 2021 à 2023. On a été arrêté arbitrairement mais on a gardé notre dignité et aujourd’hui notre libération ne doit pas se faire au gré d’une amnistie pour des crimes parce que plusieurs victimes ont été enregistrées lors des événements».

Actusen.sn

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