Il n’y plus de roquette du Hamas et ni de raid israélien dans le ciel de Gaza depuis la nuit de jeudi 9 août. Après plusieurs jours d’escalade, ce n’est pas une trêve officielle, mais dans les faits ça y ressemble. Pourtant, le gouvernement israélien n’a pas confirmé le cessez-le-feu et parle plutôt d’accalmie. Le bilan s’élève à trois morts et 18 blessés côté palestinien et un blessé côté israélien.

Avec notre correspondant à Jérusalem,Michel Paul

Un haut responsable israélien dément l’existence d’un cessez-le-feu avec le Hamas. Côté israélien, on se contente de proclamer qu’en échange d’une accalmie, Israël répondra par l’accalmie. Et de fait sur le terrain, le calme a été observé pendant la nuit du jeudi 9 août. Et ce vendredi 10 août au matin, la défense passive israélienne a autorisé le retour à la normale, mais la population civile est invitée à demeurer à proximité des abris.

Hier, le cabinet israélien de sécurité avait ordonné à l’armée de continuer avec toute force les frappes dans la bande de Gaza mais une source politique a toutefois reconnu que les contacts indirects entre Israël et le Hamas se poursuivaient. Cela en vue de l’obtention d’une trêve de longue durée, avec toujours la même médiation : l’Égypte et les Nations unies.

Selon un sondage publié ce vendredi 10 août, 64% des Israéliens ne sont pas satisfaits de la conduite du Premier ministre Benyamin Netanyahu par rapport à Gaza. Et 48% souhaitent une opération militaire de grande envergure dans l’enclave palestinienne. La presse, elle, parle de cercle vicieux et estime que l’accalmie sera de brève durée.

Rfi.fr

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