Paix et Sécurité en Afrique: 12 millions de personnes touchées par la crise humanitaire selon le Comité international de la Croix-rouge

Le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui se tient, depuis hier, lundi, a été l’occasion pour le Comité international de la Croix-rouge (Cicr) d’alerter l’Opinion mondiale sur la crise humanitaire, qui sévit dans la région du Sahel.

En point de presse, ce mardi 14 novembre, le Directeur régional adjoint pour l’Afrique du Cicr a déploré “la situation précaire des ethnies vivant dans le Sahel“. En effet, les conflits armés, la criminalité transnationale et les aléas climatiques causent d’immenses souffrances humaines, poussant, ainsi, un nombre croissant d’habitants des cinq pays concernés (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina-Faso et Tchad) à rejoindre d’autres régions d’Afrique ou à tenter de migrer vers l’Europe.

Selon Patrick Youssef, “les problèmes de sécurité au Sahel captent toute l’attention, mais occultent une tragédie: celle des millions de familles, qui ont faim et qui doivent lutter pour leur survie”.

A cet effet, il devient impératif, voire urgent de soutenir cette région sur le plan humanitaire, afin de parer à des conséquences beaucoup plus graves, d’autant plus que ces zones constituent “des terreaux fertiles pour la radicalisation et l’extrémisme“.

Les conflits armés dans la région du lac Tchad et au Mali combinés aux activités des groupes armés exposent à cette partie du Continent africain à la pauvreté et aux pénuries alimentaires.

Plus de 60 millions d’habitants de cette zone “ont moins de 35 ans et les possibilités d’emploi sont déjà rares, alors que, selon les prévisions, la population devrait doubler d’ici 30 ans“, annonce le Directeur régional adjoint du Cicr.

Pour M. Youssef, “les Etats doivent agir maintenant, avec l’appui de la Communauté internationale, pour s’attaquer aux causes profondes des problèmes et renforcer la résilience des populations locales“. Et pour ce faire, il faut veiller au respect des droits de l’homme pendant les périodes de guerre. C’est-à-dire, prendre des mesures qui vont contribuer “à instaurer une paix durable, faire en sorte que les civils soient épargnés dans les conflits et veiller à  ce que les détenus soient traités avec respect“.

Cependant, le Cicr déplore le manque de fonds, auquel il est confronté, pour mener à bien sa mission d’assistance humanitaire dans cette région d’Afrique. Et appelle à plus d’aide de la part de la Communauté internationale.

Ndèye Aminata DIAHAM (Actusen.com)

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