L’opération de sauvetage des 12 adolescents et de leur entraineur de football coincés dans une grotte à Mae Sai, en Thaïlande, depuis 15 jours, a commencé ce dimanche 8 juillet. Six d’entre eux sont sortis à l’air libre et ont été évacués avec succès. L’évacuation a été plus rapide que prévu, car pour les autorités, il faut agir rapidement maintenant. Le temps presse devant la menace de nouvelles fortes chutes de pluie.

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Selon le dernier bilan communiqué par les secouristes, un premier groupe de six garçons ont d’ores et déjà été sortis à l’air libre. Ils ont été évacués en dix heures, indique notre envoyé spécial à Mae Sai, Arnaud DubusLes enfants ont été d’abord examinés dans un hôpital mobile installé à l’entrée de la grotte, puis ont été acheminés en hélicoptère à l’hôpital de Chiang Rai. Tous sont en bonne santé, sauf un qui est examiné par les médecins sur le site.

« Aujourd’hui est le grand jour », avait annoncé ce dimanche matin Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise. Les conditions pour une évacuation sont jugées « parfaites » par la cellule, notamment en ce qui concerne le niveau d’eau dans la grotte. A la vitesse à laquelle se déroule l’opération de sauvetage, il est probable que celle-ci sera achevée lundi dans la journée.

Un goutte-à-goutte éprouvant pour les familles. Tous les Thaïlandais suivent l’opération minute par minute, rivés à leur écran de télévision. Ils se réjouissent des premiers succès, tout en retenant leur souffle jusqu’à ce que le dernier enfant soit ramené à l’air libre.

L’opération de secours est menée par treize plongeurs étrangers, des spécialistes de la plongée dans des grottes, et cinq commandos de la marine thaïlandaise. C’est une opération périlleuse, elle consiste à évacuer les enfants un par un, chacun d’entre eux étant accompagné de 2 plongeurs professionnels pour parcourir un boyau inondé et long de plusieurs kilomètres. Et c’est une opération à haut risque : un plongeur sauveteur est mort vendredi alors qu’il devait apporter de l’oxygène aux enfants.

Course contre la pluie

Les secours ont prévenu que cela prendrait au total « deux à trois jours », mais l’évacuation s’est révélée plus rapide que prévu, en avance de plus de deux heures sur l’horaire indiqué à l’origine. Pour parvenir jusqu’à la sortie, les enfants doivent plonger dans des couloirs sombres et étroits, dont la largeur n’excède pas 60 centimètres à certains endroits.

Les secours s’interrogeaient depuis des jours sur l’opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus pour drainer l’eau de la grotte.

Les secours avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l’oxygène dans la poche où le groupe s’est réfugié et le niveau d’oxygène s’est stabilisé dans la grotte. Mais samedi soir et dimanche, des averses sont tombées, rappelant l’urgence à faire sortir les enfants.

Les journalistes écartés

Les centaines de journalistes du monde entier mobilisés depuis des jours pour suivre cette « saga » ayant pris une ampleur internationale ont été écartés du site. « Nous avons de plus en plus de médias qui arrivent et s’installent partout, avait  critiqué le chef de la cellule de crise. Les équipes médicales se sont plaintes auprès de moi que cela devient un problème. »

Dimanche, nombre de médias se sont précipités devant l’hôpital de Chaing Rai, à une heure de route du site, où les victimes doivent être évacuées. Mais là aussi les autorités ont interdit l’abord immédiat de l’hôpital. Aucune image de l’évacuation n’a émergé pour l’instant.

L’équipe de foot des « Sangliers sauvages » était partie explorer la grotte le 23 juin, après l’entraînement, pour une raison encore inconnue. Ils se sont retrouvés piégés par la montée des eaux dans cette grotte au fin fond du nord de la Thaïlande, à la frontière avec la Birmanie et le Laos.

(Avec agences)

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