En adoptant, ce samedi, la proposition de loi n°11/2026 modifiant certaines dispositions du Code électoral, la Commission des Lois de l’Assemblée nationale a franchi une étape décisive vers la réhabilitation politique de Ousmane Sonko. Derrière les ajustements techniques avancés par la majorité, il s’agit d’une une manœuvre claire destinée à lever les obstacles juridiques qui barraient encore la route au leader de Pastef en perspective de la Présidentielle de 2029.
La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains de l’Assemblée nationale a adopté, à la majorité, ce samedi, la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral.
La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains de l’Assemblée nationale a adopté, à la majorité, avant-hier samedi, la proposition de loi n°11/2026 portant modification du Code électoral en attendant le passage en plénière du texte demain matin
Une adoption loin d’être anodine, tant ce texte est perçu comme taillé sur mesure pour permettre à Ousmane Sonko de retrouver pleinement son éligibilité.
Désormais, même si la durée de l’interdiction est, elle, harmonisée à cinq ans, les cas d’inéligibilité sont limités aux infractions jugées les plus graves, telles que la corruption, le détournement de deniers publics ou encore le blanchiment de capitaux, si le texte venait à être adopté par la majorité
En présence de la ministre de la Justice, Yassine Fall, représentant le ministre de l’Intérieur, les députés ont validé une réécriture stratégique de l’article L.29. Désormais, même si la durée de l’interdiction est, elle, harmonisée à cinq ans, les cas d’inéligibilité sont limités aux infractions jugées les plus graves, telles que la corruption, le détournement de deniers publics ou encore le blanchiment de capitaux, si le texte venait à être adopté par la majorité demain mardi.
Autre nouveauté dans le Code, l’abrogation de l’article L.30, disposition qui excluait automatiquement de toute candidature toute personne condamnée à une amende supérieure à 200 000 FCFA, à l’image du Président de Pastef
Autre changement majeur, l’abrogation de l’article L.30, disposition qui excluait automatiquement de toute candidature toute personne condamnée à une amende supérieure à 200 000 FCFA. Une suppression qui change considérablement la donne pour plusieurs figures politiques, au premier rang desquelles Ousmane Sonko, concerné par ce cas de figure, suite à son procès contre Mame Mbaye Niang.
Sauf surprise majeure, son adoption définitive semble acquise
Pour les partisans du pouvoir parlementaire, il s’agit d’une mise en conformité du Code électoral avec les principes d’équité et de proportionnalité. Mais pour les adversaires de Pastef, difficile d’y voir une simple réforme technique. Selon eux, les députés de la majorité déroulent le tapis rouge à leur leader, en levant les derniers verrous juridiques avant la bataille de 2029. L’un dans l’autre, le texte sera examiné en séance plénière demain mardi 28 avril 2026. Sauf surprise majeure, son adoption définitive semble acquise. Et avec elle, un nouveau paysage politique pourrait déjà se dessiner, avec Ousmane Sonko de retour dans le jeu présidentiel.
Actusen.sn
