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Accusation de corruption : le Conseil constitutionnel rétablit la vérité et recadre ses détracteurs

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Ils étaient au cœur de tous les débats après la publication de la liste des candidats au soir du 20 janvier dernier. Le Pds, non content de l’invalidation de la candidature de Karim, a rué sur les brancards pour accuser certains membres du Conseil constitutionnel, entre autres délits, de corruption. Une situation qui avait justifié la mise en place d’une commission d’enquête. Et loin de se limiter à cela, les responsables de cette même formation politique ont demandé la dissolution du Conseil constitutionnel. Mais, il faut dire que le président Mamadou Badio Camara n’a pas raté l’occasion de mettre les points sur les «i», ce mardi, à l’occasion de la cérémonie d’installation de Bassirou Diomaye Faye comme 5e président de la République du Sénégal.

Il a vigoureusement dénoncé le comportement de ceux qui ont tenté de «déstabiliser par des moyens non conventionnels», l’institution non sans manquer de préciser que c’est une perte de temps de vouloir créer une crise institutionnelle. La preuve, souligne-t-il, «le Conseil constitutionnel, face à ceux qui ont tenté de le déstabiliser par des moyens non conventionnels au nom du peuple, a dit le droit sans haine ni crainte». Aussi, ajoute-t-il, «le président de la République et son gouvernement tout comme son Assemblée nationale ont toujours accepté de se soumettre à nos décisions. C’est dire qu’il n’y a pas une crise institutionnelle mais une volonté commune de ne jamais sortir du cadre délimité par la Constitution».

Dans la foulée, le président du Conseil constitutionnel est revenu sur les circonstances particulières qui ont entouré la tenue de l’élection présidentielle. Et selon lui, «ces circonstances ont démontré une résilience particulièrement frappante du peuple sénégalais dans sa majorité. Ce peuple, en dépit de perturbations ponctuelles est résolument adossé à sa tradition de dialogue et de Téranga. A ce titre, il mérite la stabilité institutionnelle que procure une gestion du processus électoral marqué du sceau de la transparence et de la sincérité». En effet, explique-t-il, «l’élection présidentielle qu’on croyait définitivement compromise a pu se tenir même dans un délai réduit sans qu’aucune irrégularité de nature à altérer la crédibilité du scrutin n’ait été notée. Le vainqueur a été clairement identifié dans les heures qui ont suivi la fermeture des bureaux de vote et les félicitations des autres candidats ont suivi dans la foulée. Cela tient presque du miracle sauf à relever que nos institutions, loin d’être en crise, tiennent débout dans le cadre de la Constitution, expression la plus achevée de la volonté populaire».

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