Interpellés à la suite d’une série d’agressions violentes perpétrées dans la banlieue dakaroise, deux individus ont été conduits au parquet vendredi dernier. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence et usage d’arme blanche, viol collectif et recel, à l’issue d’une enquête ayant permis d’établir leur implication dans plusieurs faits criminels.
Le 2 janvier 2026, les services de Police ont procédé à la conduite au parquet des nommés D. K et D. D, interpellés pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence et usage d’arme blanche commis la nuit, viol collectif et recel. Leur arrestation fait suite à une agression à l’arme blanche survenue dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, aux environs de l’arrêt 58 et Yawou Dial.
La bande opérait aux environs de l’arrêt 58 et Yawou Dial où elle a été arrêté en flagrant délit d’agression
Selon les déclarations de la victime, interceptée le 29 décembre 2025 vers 6 heures du matin, alors qu’elle se rendait à son lieu de travail, le premier mis en cause, armé d’un couteau, lui a arraché son sac contenant trois téléphones portables de marque Iphone et Samsung, lui occasionnant au passage une légère blessure à la main. Alerté par les cris de détresse de la victime, un agent de Police est intervenu, a brandi son arme de service et procédé à des tirs de sommation, permettant ainsi l’immobilisation du suspect. Conduit au service, une fouille effectuée sur ce dernier a permis de retrouver quatre téléphones portables de marques Iphone, Samsung et Techno, ainsi qu’un couteau poignard. Trois des appareils ont été formellement reconnus par la victime.
Une fouille effectuée sur le chef de file, D. K, a permis de retrouver quatre téléphones portables de marques Iphone, Samsung et Techno, ainsi qu’un couteau poignard
Interrogé sur la provenance du quatrième téléphone de marque Techno, le mis en cause n’a pu fournir d’explications convaincantes. Les investigations menées ont permis d’identifier la véritable propriétaire, A. Tamba, invitée au service. Celle-ci a déclaré avoir été victime d’une agression le même jour, vers 5 heures du matin, à l’arrêt Yawou Dial, où le même individu, armé d’un couteau poignard, lui aurait arraché son téléphone portable.
Pire, dans leur manœuvre, les mis en cause avaient intercepté aux abords du camp de transmission vers 5 heures du matin l’une des victimes, avant de la dépouiller de son Iphone 14 sous la menace d’un couteau poignard et d’une pompe neutralisante, puis de l’entraîner dans un bâtiment en construction où ils abuseront d’elle sexuellement à tour de rôle
Dans le cadre de l’enquête, les services ont également procédé à la convocation de A. Diallo, chargée de clientèle domiciliée à la Cité Comico, victime d’une agression suivie d’un viol collectif survenue le 29 novembre 2025. À l’époque, elle avait décrit deux agresseurs présentant les mêmes caractéristiques physiques. Lors d’une séance de présentation de suspect, elle a formellement reconnu le premier nommé comme étant l’un des auteurs.
Selon ses déclarations recueillies lors de l’enquête, elle avait été interceptée aux abords du camp de transmission vers 5 heures du matin, dépouillée de son Iphone 14 sous la menace d’un couteau poignard et d’une pompe neutralisante, avant d’être entraînée dans un bâtiment en construction où elle a été abusée sexuellement à tour de rôle par ses agresseurs.
Ils seront perdus par les éléments de preuve retrouvés dans leurs affaires
Entendu sur procès-verbal, D. K a d’abord reconnu les faits d’agression commis sur les deux premières victimes, tout en niant son implication dans l’agression et le viol présumé de la nommée A. Diallo. Toutefois, confronté à des éléments matériels retrouvés sur son téléphone, notamment une capture d’écran du téléphone de la victime d’agression et d’abus sexuel, il est finalement passé aux aveux. Il a reconnu avoir participé à l’agression et au viol collectif, précisant avoir agi avec un certain Oumar, actuellement en fuite.
Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue, puis déférés au parquet pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence et usage d’arme blanche, viol collectif et recel
Poursuivant ses déclarations, il a conduit les enquêteurs chez le second mis en cause, D. D, à qui il a admis avoir vendu le téléphone de la victime pour la somme de 60 000 FCFA. Interrogé à son tour, D. D a nié les faits de recel, soutenant que le téléphone lui avait simplement été envoyé via l’application WhatsApp et qu’aucune transaction n’avait eu lieu. Toutefois, une perquisition opérée à son domicile a permis de retrouver huit autres téléphones portables, saisis et consignés pour les besoins de l’enquête. Au regard de la gravité des faits et des éléments réunis, les deux mis en cause ont été placés en garde à vue, puis déférés au parquet le vendredi 2 janvier 2026 pour association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence et usage d’arme blanche, viol collectif et recel.
Amadou DIA (Actusen.sn)
