L’année scolaire 2025-2026 risque d’être mouvementée si le gouvernement ne prend pas en charge les doléances des syndicats du G7. Pour cause, ces syndicalistes, face à la presse, hier, ont déclenché un plan d’action. Ils ont annoncé un débrayage, le 25 octobre prochain à partir de 9 heures avant d’observer une grève totale, le jeudi 16 octobre. Si ces enseignants sont passés à la vitesse supérieure, c’est pour amener le Gouvernement à satisfaire sans délais les préoccupations fortes de la partie syndicale portant sur «la signature des décrets pour la révision du statut des décisionnaires, l’arrêt de la surimposition, le parachèvement de la Formation diplômante des enseignants. «Nous appelons tous les enseignants du Sénégal à la mobilisation et au strict respect du mot d’ordre pour amener le Gouvernement à respecter ses engagements», ont-ils dit.
Signature des décrets pour la révision du statut des décisionnaires, l’arrêt de la surimposition, le parachèvement de la Formation diplômante des enseignants sont entre autres les préoccupations des syndicalistes
Le G7 exprime sa désapprobation par rapport à la formulation de certaines mesures prises lors du Conseil Interministériel préparatoire de la rentrée des classes qui, d’après le G7, attestent à suffisance du manque de volonté du Gouvernement pour matérialiser les points portant sur la révision du statut des enseignants non fonctionnaires communément appelés décisionnaires, l’arrêt systématique de la surimposition des rappels dus aux enseignants, la convocation sans délai du Comité de suivi des accords, la redynamisation du Comité de suivi des accords, le parachèvement de la Formation Diplômante Universelle des enseignants à la FASTEF, à l’INSEPS, au CNEPS et à l’ENSEPT et dans les CFRPE, le versement par les banques des prêts DMC aux ayants droits, l’ouverture de négociations sur les questions émergentes.
«Nous appelons tous les enseignants du Sénégal à la mobilisation et au strict respect du mot d’ordre pour amener le Gouvernement à respecter ses engagements»
Le G7 déplore également «la léthargie notée au niveau du dispositif de dialogue social, qui en sa qualité de témoin lors de la signature du protocole doit obligatoirement jouer sa partition pour amener le Gouvernement à respecter ses engagements afin d’anticiper sur les crises qui pourraient survenir dans le système éducatif». Auparavant, le G7 tient à manifester sa solidarité et sa compassion aux populations des départements de Bakel, Matam, Kanel, Podor en général et aux élèves et enseignants impactés par la crue des eaux du fleuve en particulier. «Le G7 s’engage à leur apporter son soutien et son accompagnement et invite le Gouvernement à prendre toutes les mesures utiles pour assurer le démarrage des enseignements/apprentissages dans toutes les localités touchées.
«Le G7 déplore également la léthargie notée au niveau du dispositif de dialogue social, qui en sa qualité de témoin lors de la signature du protocole doit obligatoirement jouer sa partition pour amener le Gouvernement à respecter ses engagements afin d’anticiper sur les crises qui pourraient survenir dans le système éducatif»
Au-delà des points susmentionnés, le G7 fustige l’inertie constatée dans le cadre de la matérialisation des accords portant sur l’habitat social, les cotisations sociales des contractuels, le processus de digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, le paiement des indemnités aux intervenants extérieurs des CRFPE, le retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, le relèvement des budgets des établissements du Moyen Secondaire, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA et la réforme des retraites. Toutefois, «face au dilatoire continu du Gouvernement et à certaines mesures cosmétiques prises lors du Conseil interministériel, le G7 s’engage à sonner le glas du louvoiement et de la tergiversation du Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des accords».
Mansour SYLLA (Actusen.sn)
