Quatre individus soupçonnés de trafic de stupéfiants ont été interpellés à Yeumbeul-Comico. Mais l’intervention a pris une tournure dramatique lorsque des chiens de garde ont été lâchés sur les agents, contraignant ces derniers à faire usage de leurs armes.
Dans la nuit du 17 avril 2026, aux environs de minuit, une intervention de la Brigade de Recherches du commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico a conduit à l’interpellation de quatre individus soupçonnés d’appartenir à un réseau structuré de trafic de stupéfiants. L’opération, menée dans le quartier Afia 2, a également été marquée par l’abattage de quatre chiens de garde, décrits comme particulièrement agressifs, par les forces de l’ordre. Les personnes arrêtées, identifiées comme Ibrahima T., Mouhamed M., Ameth F., et Ibrahima C. ont été appréhendées à la suite de l’exploitation d’un renseignement anonyme signalant l’existence d’un trafic intense de chanvre indien dans une habitation transformée, selon la source, en lieu de consommation et de distribution de drogues.
Après la mise en place d’un dispositif discret de surveillance, les enquêteurs ont observé un va-et-vient jugé suspect autour du domicile ciblé. L’intervention a été déclenchée quelques heures plus tard. Mais à l’entrée des policiers dans les lieux, la situation a rapidement dégénéré. En effet, les occupants auraient lâché plusieurs chiens de race pitbull sur les agents. Face à ce danger imminent, ces derniers ont fait usage de leurs armes à feu pour neutraliser les animaux.
Une fois la menace écartée, les suspects ont été maîtrisés et une fouille minutieuse du domicile a permis la saisie de vingt cornets de chanvre indien, cinq pièces de crack, une dose de kush, ainsi que dix pierres dont la nature reste à déterminer. À cela s’ajoutent dix tablettes de comprimés d’Antinorex et d’autres produits pharmaceutiques non encore identifiés. Les enquêteurs ont également découvert divers biens matériels, dont un téléviseur écran plat, un scooter et une moto de type Jakarta, susceptibles d’être liés aux activités présumées du groupe.
Lors de leur audition, les mis en cause ont contesté les faits qui leur sont reprochés, désignant un certain individu surnommé « Nekh » comme étant le véritable propriétaire des produits saisis. Une version jugée peu convaincante par les enquêteurs, d’autant que ce dernier est actuellement en fuite. Les substances non identifiées ont été transmises à la Division de la police technique et scientifique pour analyse. Informé des faits, le procureur de la République a ordonné la poursuite de l’enquête.
Aissata TALL (Actusen.sn)
