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Discipline, sécurité et ordre public : Me Bamba Cissé décline sa feuille de route devant les députés  

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Dans le cadre de l’examen du budget 2026 du ministère de l’Intérieur, le ministre Bamba Cissé a défendu une vision rigoureuse de l’action publique, fondée sur la discipline citoyenne, le civisme, l’ordre urbain et le renforcement de la sécurité. Saluant des échanges parlementaires « sereins et intelligents », il a mis en avant l’engagement des forces de sécurité et insisté sur « une nouvelle posture collective » face au désordre public.

Reprenant un concept popularisé par Ousmane Sonko dans son ouvrage “Solutions”, Me Bamba Cissé a remis au centre du débat l’idée d’une citoyenneté active et responsable. Pour le Ministre de l’intérieur, l’État ne peut continuer à être le seul garant de l’ordre public sans une contrepartie comportementale des populations. « Avant de réclamer des droits, il faut se comporter en bon citoyen », dira-t-il ce mercredi en marge du vote du budget du Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique.

Sur la sécurité publique, l’État promet d’agir, mais exige désormais une implication citoyenne dans la prévention, la salubrité urbaine et la protection de l’espace public

Ainsi, face à la représentation nationale, le ministre cite des « gestes simples » à portée de tous, c’est-à-dire ne pas jeter de déchets dans les espaces publics, protéger les infrastructures communes, ou encore adopter un comportement civique dans les lieux fréquentés.

« La sécurité publique ne se politise pas. C’est une question citoyenne qui reste non négociable », rappelle Me Bamba Cissé 

Très virulent sur l’état des villes, Mouhamadou Bamba Cissé a pointé le « laxisme collectif » ayant conduit à l’occupation anarchique des trottoirs, la prolifération des marchés sans horaires fixes, la multiplication des étals dans les rues et les risques d’incendie qui en découlent. “Légalement, les sanctions existent”, reconnaît-il. Mais l’approche retenue sera « humaine et progressive », promet-il.

Le ministre de l’intérieur annonce ainsi la relocalisation encadrée des marchands ambulants, leur accompagnement administratif et social, application graduelle des sanctions, la limitation stricte des occupations temporaires de l’espace public. Et de préciser : « La sécurité publique ne se politise pas. C’est une question citoyenne qui reste non négociable. »

Sécurité et lutte contre la délinquance : opérations renforcées en vue

La montée des agressions urbaines et des actes de criminalité a été largement évoquée à l’hémicycle. C’est ainsi  que Me Bamba Cissé a tenu à annoncer le renforcement des opérations de sécurisation ; l’articulation accrue police-gendarmerie ; de nouveaux investissements en unités territoriales, notamment en périphérie et zones frontalières. “Des localités comme Gouye, Sébikotane ou encore Tambacounda bénéficieront d’un maillage sécuritaire renforcé”, ajoutera-t-il. Le ministre a félicité les forces de défense et de sécurité pour leur engagement et leur professionnalisme.

Sur la mendicité, “un fait social, mais aussi une organisation transnationale”, le premier flic du pays annonce qu’un dispositif de contrôle renforcé sera appliqué sur les axes migratoires et les zones urbaines sensibles

La mendicité devenue un fléau à Dakar n’a pas échappé à la vigilance de Me Bamba Cissé. Dans son speech, le ministre a distingué une mendicité traditionnelle, issue de pratiques sociales et religieuses ; une mendicité organisée, alimentée parfois par des flux sous-régionaux. Il rappelle que le Code pénal sénégalais interdit mendicité et vagabondage, et que la CEDEAO ne supprime pas l’autonomie pénale des États membres. Dans cette optique, un dispositif de contrôle renforcé sera appliqué sur les axes migratoires et les zones urbaines sensibles.

Une doctrine sécuritaire axée sur la proximité et la discipline collective

Au-delà de la planification budgétaire, Bamba Cissé a défendu une ligne de conduite claire. C’est celle d’une responsabilité partagée entre État et populations. “Plus de proximité, plus de pédagogie, mais surtout plus de discipline collective”, a-t-il laissé entendre. À travers Me Bamba Cissé, l’État promet d’agir, mais exige désormais une implication citoyenne dans la prévention, la salubrité urbaine et la protection de l’espace public. Une orientation que le ministre veut « ferme, durable et assumée ».

Amadou DIA (Actusen.sn)

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