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Gestion des inondations : Doudou Wade indigné par la posture du président Moustapha Niass

L’ancien président du groupe parlementaire des Libéraux Doudou Wade a apporté des corrections au président de l’Assemblée nationale suite à la réunion de bureau que l’institution parlementaire a tenue, le 15 septembre passé, sur la question des inondations. «Monsieur le Président, vous faites peur à bon nombre de vos concitoyens. Comment pouvez-vous oser, à la réunion du bureau du 15 courant, signer une déclaration dite «de l’Assemblée nationale» ? Au regard de votre cursus universitaire et professionnel, au regard de l’expérience politique et gouvernementale que vous charriez, vous n’avez pas droit à un tel manquement», a dit Doudou Wade dans une lettre ouverte.

L’ancien député du parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui souligne ce manquement recadre ainsi le président de l’Assemblée en ces termes : «Monsieur le président, l’Assemblée nationale n’a pas été saisie de ce dossier. Je vous rappelle qu’elle est hors session depuis le 30 juin 2020. Les pouvoirs du bureau et de son président sont clairement définis par les articles 17 et 18 du Règlement intérieur. Vous n’avez donc aucun pouvoir d’agir de la sorte car le bureau de l’assemblée n’est pas l’Assemblée nationale et ne s’aurait l’être».

Me Doudou Wade ne compte pas s’en arrêter là. Car pour lui, Moustapha Niass a pris deux décisions majeures durant cette réunion. «Monsieur le président, la première, est le refus d’user de vos prérogatives (article 5 du RIA) pour convoquer une session extraordinaire et entendre les ministres impliqués dans la gestion du Programme Décennal de Lutte contre les Inondations et sur les conséquences des pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’ensemble du pays comme l’a demandé́ le Président du Groupe parlementaire liberté et démocratie. La deuxième est la mise en place d’une mission d’information composée de divers députés tenant compte de la configuration politique de l’Assemblée», a-t-il détaillé.

«Si pour la première décision je ne peux rien vous reprocher parce que c’est votre droit le plus absolu. Par contre, pour la deuxième, je vous signale que vous n’en n’avez pas le droit. Cette deuxième décision est un abus, du «ma tey». Vous avez outrepassé vos prérogatives. Je suis au regret de vous le dire», termine l’ancien député à l’Assemblée nationale.

Actusen.sn

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