Une violente altercation sur fond de différend financier lié à une prestation sexuelle a éclaté à Grand-Yoff, mobilisant les éléments de la Brigade de Recherches. Les deux protagonistes, blessés, ont été interpellés puis placés en garde à vue.
Dans la nuit du 19 avril 2026, aux alentours de 4 heures du matin, le quartier Senzella, situé à Grand-Yoff, a été le théâtre d’une violente dispute entre une travailleuse du sexe et son client. Le tumulte provoqué par la scène a rapidement attiré l’attention des habitants, dont les appels ont conduit à l’intervention des éléments de la Brigade de Recherches. À leur arrivée, les policiers ont découvert deux individus présentant des blessures et des traces de sang. Les intéressés ont été maîtrisés puis identifiés comme Makka D., ans, et Mouhamed D.
D’après les premiers éléments recueillis, l’origine du conflit serait un désaccord sur le paiement d’un service sexuel. Lors de son audition, Makka Diallo a expliqué avoir été contactée via Facebook par son client. Les deux parties se seraient entendues sur une somme de 20 000 FCFA pour deux rapports, à laquelle s’ajoutaient 3 000 FCFA pour le transport. Toutefois, une fois la prestation terminée, le client n’aurait proposé que 10 000 FCFA, ce qui aurait déclenché la dispute. La situation se serait alors rapidement envenimée. La mise en cause affirme avoir été agressée physiquement, évoquant des coups et une tentative d’étranglement. En réaction, elle aurait lancé une pierre qui a atteint son client au niveau de l’arcade sourcilière.
De son côté, le sieur Diallo admet avoir porté des coups, tout en remettant en question le montant avancé par la plaignante. Un chauffeur de taxi, témoin de la scène, a confirmé aux enquêteurs la violence de l’altercation et le climat tendu dans lequel elle s’est déroulée. Au vu de leurs blessures, les deux protagonistes ont été conduits à l’Hôpital Idrissa Pouye pour recevoir des soins. Ils ont ensuite été placés en garde à vue pour violences réciproques. En outre, Makka est également poursuivie pour défaut d’inscription au fichier sanitaire (Nifs) ainsi que pour incitation à la débauche par le biais d’un outil numérique. L’enquête suit son cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette affaire ;
Aissata Tall (Actusen.sn)
