Le gouvernement accélère la marche vers la souveraineté alimentaire. Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a instruit l’ensemble des ministres de privilégier exclusivement le riz local dans l’approvisionnement des structures publiques. Cette directive est contenue dans une circulaire officielle relative à l’« Approvisionnement des structures publiques en riz local », rendue publique hier.
Dans une circulaire rendue publique hier, le Premier ministre serre la vis sur le riz importé et impose le local dans les marchés publics
Selon le chef du gouvernement, la filière rizicole nationale a réalisé, cette année, une production record. Mais paradoxalement, les “riziers” peinent toujours à écouler leurs stocks. Une situation préoccupante qui menace, selon lui, de « réduire à néant les efforts et la dynamique engagés en faveur de la souveraineté nationale en riz ».
Ainsi, Sonko ordonne aux différents départements de privilégier, conformément aux textes en vigueur, le riz d’origine sénégalaise dans toutes les structures publiques placées sous leur tutelle
Pour y remédier, le Premier ministre demande aux ministres d’agir sans délai. En complément des mesures déjà prises pour encadrer les importations de riz, il leur ordonne de privilégier, conformément aux textes en vigueur, le riz d’origine sénégalaise dans toutes les structures publiques placées sous leur tutelle.
Car, selon le chef du gouvernement, la filière rizicole nationale a réalisé, cette année, une production record, déplorant dans la même veine le fait que les “riziers” peinent toujours à écouler leurs stocks
Concrètement, la circulaire impose la priorité au riz local dans les plans d’achats, les cahiers de charges et les contrats de fourniture. Les ministères sont également invités à adapter les modalités d’approvisionnement afin de faciliter la commande du riz local, tout en respectant scrupuleusement les procédures de passation des marchés publics.
Il veut ainsi soutenir les producteurs locaux, mais aussi de dynamiser toute la chaîne de valeur rizicole nationale
Pour Ousmane Sonko, l’enjeu est stratégique : il s’agit non seulement de soutenir les producteurs locaux, mais aussi de dynamiser toute la chaîne de valeur rizicole nationale. « La mise en œuvre diligente de ces orientations contribuera au renforcement de la souveraineté alimentaire », souligne-t-il.
Une ligne dure qui place désormais les ministères au pied du mur
Le Premier ministre se montre d’ailleurs intraitable sur l’application de cette mesure. Il exige de chaque ministère un compte rendu détaillé des résultats obtenus, mais aussi des difficultés rencontrées sur le terrain. Et de prévenir, sans détour : il attache « du prix à l’exécution » stricte de cette instruction. Avec cette décision, le gouvernement affiche clairement sa volonté de rompre avec la dépendance aux importations et de faire de la commande publique un levier central de promotion du « consommer sénégalais ». Une ligne dure, assumée, qui place désormais les ministères au pied du mur.
Actusen.sn
