Rencontre franco-allemande à Toulouse avant le sommet de l’UE

À la veille du rendez-vous bruxellois, qui s’annonce chargé avec la crise en Syrie et le Brexit, Emmanuel Macron, Angela Merkel et leurs gouvernements respectifs sont à Toulouse, ce mercredi 16 octobre, pour afficher l’entente franco-allemande.

À Toulouse se tenait ce mercredi un Conseil des ministres franco-allemand, à la veille d’un sommet européen important. Première étape pour la chancelière et le président : le siège d’Airbus, pour voir l’assemblage de l’avion star, le gros porteur A350, s’afficher chez l’avionneur européen.

C’est l’un des grands succès de la coopération entre la France et l’Allemagne. Il s’agit bien sûr de montrer sa solidarité, alors que les menaces s’accumulent entre la guerre commerciale avec les États-Unis et les tensions au Moyen-Orient.

Angela Merkel et Emmanuel Macron devaient ensuite se rendre à la préfecture de Haute-Garonne, où ils devaient se voir en tête-à-tête durant une heure. La guerre menée par la Turquie en Syrie est au menu, comme la réponse aux sanctions américaines, précisément sur le dossier des subventions à Airbus.

Place ensuite à la traditionnelle session plénière avec les ministres français et allemand, où il devait être question des chantiers communs en matière d’innovation, d’ambition climatique, entre autres sujets.

L’ambitieux programme conjoint des futurs avions et chars de combats, annoncé il y a deux ans par Berlin et Paris, patine à cause de blocages politiques outre-Rhin. Des annonces positives étaient attendues ce mercredi, selon l’Élysée.

et le Brexit en dessert

Angela Merkel et Emmanuel Macron ne se quittent plus, ils ont déjà dîné ensemble dimanche soir. Les dossiers brûlants ne manquent pas. Est-ce pour autant le grand amour ? Il faudra aplanir les malentendus, après l’échec de la candidature de la Française Sylvie Goulard à la Commission européenne, la semaine dernière.

La nouvelle présidente de la Commission Ursula von der Leyen est annoncée en début de soirée. Il faut s’entendre sur une position commune, ferme de préférence, à afficher ce jeudi à Bruxelles face aux Britanniques, en cas d’échec des négociations en cours sur leur sortie de l’UE.

rfi

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