L’antenne régionale de Saint-Louis de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (Dnlt) a déféré un individu devant la justice pour association de malfaiteurs, escroquerie au visa et complicité de ces chefs, portant sur un montant global de cinquante-quatre millions six cent quarante mille (54 640 000) F Cfa. Par lettre-plainte en date du 12/06/2026, précise la police, une dame reproche à un homme aux initiales A.K.M. et à une dame aux initiales K.T. de lui avoir escroqué la somme susmentionnée. Lors de son audition, la plaignante a déclaré avoir connu le mis en cause par le biais de sa petite sœur, qui l’aurait également informée que les deux mis en cause avaient pour collaborateurs des avocats qui pouvaient lui obtenir le «Nulla Osta», communément appelé contrat de travail.
Prenant contact avec A.K.M., ajoute la police nationale, celui-ci lui a non seulement confirmé la possibilité d’immigrer en Italie, mais l’a aussi assurée qu’avec le « Nulla Osta », l’obtention du visa était garantie. Concernant les modalités, la plaignante a révélé que A.K.M. avait réclamé la somme de trois millions (3 000 000) de F Cfa par candidat. Trouvant cela intéressant, la plaignante a commencé à diffuser l’information auprès de sa famille et de ses proches. En procédant ainsi, elle a réussi à lui remettre trente-trois (33) dossiers, tout en lui versant régulièrement l’argent des candidats, ainsi qu’à sa complice K.T., sur demande de cette dernière, jusqu’à atteindre le montant global de cinquante-quatre millions six cent quarante mille (54 640 000) F Cfa.
La police indique qu’après avoir reçu les contrats de travail et déposé leurs demandes de visa, l’ambassade d’Italie les a toutes refusées, au motif que les frais de validation des contrats n’avaient pas été payés auprès des préfectures italiennes. C’est ainsi qu’ils se sont rendu compte que les mis en cause n’avaient jamais dépensé l’argent reçu dans le cadre du projet de voyage. Interpellé et conduit au siège du service, l’un des mis en cause a reconnu avoir reçu de l’argent de la part de la plaignante, mais s’est dit dans l’impossibilité de le chiffrer avec exactitude. Il ajoute les avoir systématiquement transférés à sa belle-sœur résidant en Italie dans le cadre dudit projet de voyage. Confronté aux preuves de transfert versées par la plaignante, il déclare ne pas reconnaître les cinquante-quatre millions six cent quarante mille (54 640 000) F Cfa, mais seulement le montant qui figurera sur les reçus que sa belle-sœur va lui transmettre.
Invité à fournir les preuves des transferts effectués au profit de sa belle-sœur, il tente dans un premier temps de montrer des transferts n’atteignant point la somme de trois millions (3 000 000) F Cfa, avant de se rétracter en soutenant que sa belle-sœur serait en mesure de fournir les preuves, sans jamais les présenter jusqu’à la clôture de l’enquête. En confrontation avec la plaignante, il s’est réfugié dans une dénégation systématique sans jamais apporter les preuves des transactions. Interpellé sur ce qui s’est passé en Italie avec sa belle-sœur et ses collaborateurs et/ou acolytes, il soutient que celle-ci s’est fait arnaquer par des personnes de nationalité italienne qui recevaient l’argent par des moyens de transfert électronique internationaux. À l’issue de l’enquête, le mis en cause a été conduit devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Saint-Louis.
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