Les travailleurs du secteur primaire membre passent à la vitesse supérieure. En effet, après la semaine rouge de l’administration qu’ils ont décrétée ces derniers jours, Omar Dramé et ses camarades disent constater «un mépris total de la part du gouvernement qui n’a même pas pris le soin de réagir». Face à cette situation, ces syndicalistes ont décidé d’adresser une lettre ce lundi 15 septembre au Ministre de la fonction publique pour annoncer une grève générale de 72 heures à partir du lundi 22 septembre 2025. «Faisant suite au préavis de grève déposé le 3 janvier 2024 auprès des services du Ministère de la fonction publique, l’Intersyndicale des travailleurs du secteur primaire a l’honneur de vous notifier la décision de ses membres de cesser toutes activités pour une durée de soixante-douze (72) heures, à compter du lundi 22 septembre 2025 à 08h00, renouvelable selon l’évolution de la situation», lit-on.
«Cette action a pour objectif d’attirer l’attention de l’État sur le non-paiement de l’indemnité de logement, engagement majeur inscrit dans le Pacte de stabilité sociale pour un développement inclusif et durable, auquel notre organisation est signataire»
Selon l’intersyndicale, cette action a pour objectif d’attirer l’attention de l’État sur le non-paiement de l’indemnité de logement, engagement majeur inscrit dans le Pacte de stabilité sociale pour un développement inclusif et durable, auquel notre organisation est signataire. «Nous tenons à rappeler que cet engagement a été intégré dans la loi de finances rectificative votée le 28 juin 2025, promulguée et publiée au Journal officiel le 10 juillet 2025. Depuis lors, les travailleurs concernés attendent, avec une vive impatience, la prise en compte effective de cette mesure dans leurs rémunérations. L’Intersyndicale du secteur primaire, affiliée à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), fondait l’espoir que les engagements pris par le Gouvernement seraient pleinement respectés. Or, à ce jour, l’indemnité de logement n’a toujours pas été intégrée dans la solde, situation qui suscite incompréhension et frustration au sein des travailleurs», regrettent-ils.
«Nous sollicitons une réponse claire sur les raisons de ce retard et réitérons notre exigence pour que toutes les dispositions nécessaires soient prises, sans délai, en vue de la mise en solde effective de cette indemnité»
Dans ce contexte, ajoutent les travailleurs du secteur primaire, nous sollicitons une réponse claire sur les raisons de ce retard et réitérons notre exigence pour que toutes les dispositions nécessaires soient prises, sans délai, en vue de la mise en solde effective de cette indemnité. «Nous demeurons ouverts au dialogue et prions pour que les autorités concernées (Ministère de la fonction publique et du travail, Ministère des finances, le haut Conseil du dialogue social, les centrales syndicales) de bien vouloir nous accorder une rencontre, à la date qui leur conviendra durant cette semaine, afin d’échanger sur cette question et de trouver une issue favorable. Le Président de la République, le Premier Ministre sont aussi interpellés pour donner des instructions afin que cette indemnité de logement soit mise en solde aux 16 000 travailleurs de la fonction publique concernés», conclut le communiqué.
Mansour SYLLA (Actusen.sn)
