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Sénégalais violenté dans une usine à Darou Khoudoss par deux chinois : ce qui s’est réellement passé

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Dans les vidéos transmises à Source A, nous voyons deux Chinois en train de commettre des actes de tortures sur un certain Ibrahima Fall, à la George Floyd, du nom de cet afro-américain, devenu tristement célèbre pour avoir été tué par un policier à Minneapolis en 2020. À la différence de Floyd qui a perdu la vie, Ibrahima Fall a frôlé la mort. Les faits se sont déroulés dans l’entreprise chinoise de carrières de béton dénommée Diwaane, installée dans la concession minière des Industries chimiques du Sénégal (ICS).

Les mis en cause, deux Chinois et un Sénégalais, clairement identifiés sur les images, s’agenouillant sur la gorge de leur victime, dont le seul tort est d’avoir réclamé son salaire, sont en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Mboro, pour les besoins de l’enquête. Ibrahima Fall, un chauffeur de camion employé dans l’entreprise chinoise, est revenu sur les faits. «C’est quand j’ai relevé un collègue de service, que j’ai constaté des fissures sur le pare-brise du véhicule, mais sans prendre le soin de signaler ça aussitôt. En vérité, je n’ai rien à voir avec ces cassures», dira-t-il.

Il poursuit : «la direction, par la suite, m’a fait une mise à pied de deux jours et quand j’ai demandé les raisons d’une telle sanction, ils ont corsé la mesure, avec une autre mise à pied d’une semaine, sous prétexte que je n’avais pas le droit de piper mot et que je devrais, sans broncher, donc sans murmure ni hésitation, me contenter de la sanction qui m’a été infligée. C’est ainsi que j’ai demandé aux responsables de me signifier par écrit la mesure, exigeant une pièce justificative à déposer à l’inspection du travail. Ils ont catégoriquement refusé. Dans la foulée, j’ai pris la décision de porter l’affaire à l’inspection du travail. Je suis retourné au boulot, sous la contrainte d’un système de pointage au quotidien. Mais, à ma grande surprise, quand, à la fin du mois, j’ai réclamé mon dû, ils ont refusé de me payer, ce, jusqu’à la date du 10 juin 2024. Hier lundi (avant-hier), ils m’ont appelé et présenté un document à signer, accompagné d’une certaine somme d’argent. Ils m’ont exigé de signer d’abord avant de toucher à l’argent. Ce que j’ai refusé, leur faisant comprendre que je ne signerai pas avant d’avoir pris connaissance du contenu, mais aussi de l’estimation de la somme d’argent en question. C’est sur ces entrefaites que j’ai été pris à partie, torturé, violenté. Je demande que justice soit faite.»

Actusen.sn

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