Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) a, dans un communiqué, salué la position exprimée par le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, lors de sa Déclaration de politique générale (Dpg) contre les discours et attitudes xénophobes visant les étrangers. «Adha rappelle toutefois un principe juridique fondamental : l’État dispose du droit souverain de contrôler ses frontières et de réglementer l’entrée et le séjour des étrangers ; l’exercice de cette compétence doit néanmoins respecter la dignité humaine, l’égalité devant la loi et le principe de non-discrimination», souligne le document.
Adha précise que la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, à laquelle le Sénégal est partie, garantit la jouissance des droits sans distinction, notamment d’origine nationale, et consacre l’égalité devant la loi. «La Constitution sénégalaise place également le respect de la personne humaine au cœur de l’ordre juridique national. Il faut donc distinguer clairement immigration irrégulière et xénophobie : une irrégularité au regard du droit du séjour peut appeler une réponse légale; elle ne saurait jamais justifier la stigmatisation, la haine ou l’humiliation d’une personne en raison de sa nationalité ou de son origine», lit-on.
Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) encourage ainsi le Gouvernement à traduire sa condamnation de la xénophobie en actions concrètes contre les discours de haine, les discriminations et les traitements dégradants, tout en garantissant un contrôle migratoire conforme aux droits fondamentaux. «La position de ADHA est claire : OUI au contrôle légal des frontières. OUI au respect des lois. NON à la xénophobie. NON aux amalgames. NON à la discrimination. Un État de droit doit être assez fort pour contrôler ses frontières, mais assez juste pour protéger la dignité de toute personne», conclut la note.
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