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Affaire Fulbert Sambou : ses frères d’armes rejettent la thèse de la mort par noyade, accusent l’ancien régime et réclament justice

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Il n’a pas pu retenir ses larmes ce vendredi lorsqu’il parlait de son frère d’arme Fulbert Sambou, déclaré mort par noyade en novembre 2022. D’ailleurs, Babacar Diouf dit Abacra, pour ne pas le nommer, ne croit un seul mot de la thèse de mort par noyade. «Fulbert Sambou ne s’est pas noyé. On ne croit pas à sa mort par noyade et ses supérieurs hiérarchiques devaient se prononcer sur la question», a-t-il soutenu avec insistance. En effet, ce soldat de la classe 1998 est convaincu que des acteurs du régime de Macky Sall sont impliquées dans cette affaire.

Mieux, il accuse nommément «l’ancien chef d’Etat Macky Sall, le Cemga d’alors Cheikh Wade, le Général Moussa Fall, l’ancien ministre de l’Intérieur Antoine Félix Diome, l’ancien ministre de la justice Ismaïla Madior Fall et ses supérieurs hiérarchiques directs» avant de confirmer que «le corps qui a été enterré à Saint-Lazard n’est pas son frère. Ils n’ont pas enterré le corps de Fulbert Sambou. S’ils ne l’ont pas exposé, comme c’est de tradition chez les catholiques, c’est juste parce qu’ils ont voulu cacher des choses». Sinon, s’interroge-t-il, «pourquoi ils ne se sont pas prononcés sur la question ? Pourquoi ils n’ont pipé mot sur cette affaire ? Comment un sous-officier peut disparaître du jour au lendemain sans que les autorités n’osent piper mot sur la question».

Ces frères d’armes qui ont fait face à la presse n’ont pas manqué d’inviter les autorités actuelles à élucider cette affaire. «Nous invitons les autorités actuelles, et en première lieu Ousmane Sonko, qui était son camarade d’école, à élucider cette affaire. Justice doit être rendue» ont-ils indiqué. «Pour le soldat, le sens du devoir accompli dépasse de loin la valeur de la vie. Sans regret, il sait offrir ce qu’il a de plus précis sans demander rien en retour. L’appel de la patrie est ce qu’il y a de plus important. Cependant, lorsque l’arme avec laquelle il défend se retourne contre lui, justice doit lui être rendue, surtout lorsque l’arme est pointée sur lui par une force intérieure. Là, il y a trahison et traitrise», dira Massaer Ngom.

«Aujourd’hui, on nous sert un discours égoïste, celui de l’amnistie. Par ce fait, on nous demande d’oublier la mort de notre frère. Il est inutile de dire que si le législatif a voté une loi d’amnistie, c’est parce qu’il y a crime. S’il s’agissait de noyade, on n’aurait nullement besoin d’amnistier quoi que ce soit. Justice doit être rendue», ajoute t-il.

Seynabou FALL (Actusen.sn)

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