Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) a, dans un communiqué, exprimé sa vive préoccupation suite à l’interpellation de 34 candidats à l’émigration dont un nourrisson à Mbour. Selon Adama Mbengue et Cie, cet énième épisode illustre la persistance inquiétante de la migration irrégulière, malgré les multiples actions menées, engagées ces dernières années. «Adha constate avec gravité que le Sénégal ne dispose pas, à ce jour, d’une stratégie suffisamment efficace, cohérente et durable pour faire face à ce phénomène. Il est désormais impératif de changer de paradigme», plaide l’organisation. Adha ajoute que «la migration irrégulière est avant tout le reflet d’une crise socio-économique profonde».
Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) précise que dans un contexte marqué par un chômage élevé des jeunes, qui constituent une large part de la population active, le manque d’opportunités et la précarité croissante constituent des facteurs déterminants de ces départs à haut risque. «Face à cette situation préoccupante, Adha appelle les autorités à prendre des mesures fortes et structurantes, notamment : s’attaquer aux causes profondes de la migration, en mettant en place des politiques efficaces d’emploi, de formation et d’insertion des jeunes ; réduire le train de vie de l’Etat afin de réorienter les ressources vers les priorités sociales», indique le communiqué.
Adha invite également les autorités «à mettre fin au saupoudrage des politiques publiques et privilégier des interventions ciblées à fort impact ; rationaliser l’action publique, en procédant à la suppression des structures doublons et en améliorant la gouvernance». Adha «rappelle que toute réponse exclusivement sécuritaire restera insuffisante si elle n’est pas accompagnée de réformes structurelles profondes». Adha termine «pour réaffirmer son engagement à œuvrer pour la promotion des droits humains et appelle à une mobilisation collective pour apporter des solutions durables, respectueuses de la dignité humaine».
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