De la violence électorale

L’expression de la violence est l’arme des faibles pour convaincre avec une prétendue force. Les esprits faibles en sont dépositaire à tout temps et en tout lieu.

La responsabilité est à voir à tous les niveaux et sous tous les angles. Il faut assainir le milieu politique, curer la société dans son intégralité et nettoyer les milieux religieux.

Ce que nous constatant aujourd’hui avec les partis politique a longtemps existé autour d’une certaine frange de marabouts et des hommes de sport notamment les lutteurs. Et pendant longtemps, l’Etat s’est montré tolérant ou faible. Dans chacun des cas, il a doublement failli à sa mission. Celle de garantir la sécurité à tous ses citoyens.

Primo, en lissant des civils se prendre en charge leurs protections rapprochées, l’Etat expose les autres dans une anxiété permanente et une oppression éventuellement pour un rien. Les bras armées et milices on en trouve à tout coin de rue. Le plus irritant dans tout ça est que ces derniers disposent de tenue et d’équipements parfois plus sophistiques que ceux de nos forces de l’ordre régalien dû à l’Etat.

Secundo, pour ce qui des cas précis de la sécurité des candidats en lice pour l’élection présidentielle du 24 février 2019, l’Etat en prenant ses responsabilités d’interdire tous gros bras et milices, devrait mettre autour des cinq (5) candidats une sécurité nécessaire à leur protection physique et celle de leurs biens.

Ce n’est qu’à ce moment seulement que l’équilibre des forces en présence serait atteint de manière optimale. Et force restera à la loi. Loi qui est au-dessus de tous sans distinction aucune.

La responsabilité des candidats est totale et entière dans ces événements malheureux survenus un peu partout sur l’étendue du territoire nationale.  Tous les heurts se sont passés devant le regard des candidats ou de leurs responsables immédiats. Au nom de quoi devrions-nous faire confiance à des gens qui cautionnent déjà la violence et l’impunité. Parce que pour des mesures fortes, on attendant de la part du candidat dont le cortège a fait des morts (au nombre de 3) de livrer les criminelles) aux forces de l’ordre, au lieu de fuir pour se faire ensuite rattraper comme un vulgaire assassin.

Au-delà ce fait particulier et douloureuxde Tambacounda que nous condamnons avec la dernière énergie, nous attendons de tous les candidats et leaders de coalitions des mesures fortes. Lorsqu’un candidat aura expulsé de son convoi un militant ou bras armé faiseur de troubles, nous aurons au moins eu un ouf de soulagement et nourri un brin d’espoir en lui.

Le plus regrettable dans cette affaire de meurtres à sang froid de trois (3) de nos concitoyens, nous entendons des candidats défendre ces actes odieux qui n’honorent pas notre pays. Il s’y ajoute qu’il y a  des candidats et hommes politiques en présence qui ont la violence au bout des lèvres et dans le verbe. Loin de caricaturer quique soit, nous sommes convaincu que ce n’est pas la haine que l’on gagner le cœur des sénégalais.

Nous interpellons les religieux et tous les leaders d’opinions à conscientiser les masses à ne pas vendre leur âme au diable.

Il y a des forces tapis sous l’ombre et qui cherchent des brèches par cette présidentielle pour déstabiliser le pays. Ce Sénégal qui nous vu naitre et grandir.

La preuve la plus parfaite est qu’aujourd’hui un ancien président a élu domicile dans un hôtel de la place où il reçoit à longueur de journée des acteurs politiques. Dit-il pour empêcher la tenue de l’élection. Une élection présidentielle qui est inscrite dans le calendrier républicain de l’Etat du Sénégal.

L’Etat est la chose la plus importante qui nous réunit à son sein et à son tour. Notre quête du pouvoir ne devrait pas occulter cet aspect tant essentiel qui surpasse largement notre égo.

Que Dieu bénisse le Sénégal !

Amadou THIAM

Juriste Spécialisé en Contentieux des Affaires

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