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Dénégation de la Pna, responsabilité de la Cmu, centres de dialyse ayant diminué leurs séances : la réplique cinglante du président des insuffisants

Face aux dénégations de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) et de la Couverture maladie universelle (Cmu), le président du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal a décidé de rétablir la vérité des faits. Dans cet entretien accordé à “Source A”, Cheikhna Sadibou Ndong nous donne la liste des Centres qui ont décidé de réduire les séances de dialyse des insuffisants rénaux. 

“Source A” : Vous affirmez que le nombre de séances de dialyse, par semaine, a été diminué, passant de 3 habituellement. Qu’en est-il réellement ?

Cheikh Ahmet Sadibou Ndao : Effectivement, le nombre de séances de certains malades souffrant d’insuffisance rénale a été réduit. Au Centre de dialyse du Camp Thiaroye, les patients ont maintenant droit à 2 séances au lieu de 2. A l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, les 3 séances sont maintenues, mais avec un manque criard de matériels de dialyse. Parfois même, ce sont les malades qui amènent certains matériels. A l’hôpital Roi Baudouin, après chaque séance de dialyse, le médecin soutient qu’ils ont un problème de kits de dialyse pour prendre correctement en charge les patients. Demain, à 9 heures, les hémodialysés ont prévu de faire un sit-in devant cette structure de santé parce que nous savons que d’ici 3 jours, elles seront dans l’incapacité de traiter convenablement les malades souffrant d’insuffisance rénale au Sénégal. Ce manque de matériels de dialyse concerne toutes les structures de santé de Dakar et dans les régions.

“Source A” : Qu’est-ce qui fait défaut, exactement, puisque la Pna soutient que les kits de dialyse sont disponibles ?

Cheikh Ahmet Sadibou Ndao : Dans le traitement des hémodialysés, il y a 2 types de kits. D’une part, il y a le kit utilisé pour la machine de dialyse. D’autre part, il y a les barquettes, c’est-à-dire les compresses, entre autres. Et si la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) soutient que ces kits sont disponibles, c’est qu’elle essaye d’étouffer l’affaire. La source du problème réside dans la prise en charge des patients de dialyse.  En 2019, lorsque la Couverture maladie universelle (Cmu) faisait son bilan annuel sur le montant de la facture concernant les dialyses, en ce moment il y avait 400 hémodialyses prises en charge dans le secteur public. Et pour l’année 2020, elle avait prévu dans son budget le même nombre de malades. C’est cette erreur qui est à l’origine de ce manque de kits. Parce que, entre-temps, le nombre de malades a augmenté.

Source A : Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation ?

Les facteurs, qui causent la maladie, sont nombreux. On peut noter l’accouchement qui fait que certaines femmes souffrent d’insuffisance rénale aiguë. A cette liste, s’ajoutent les diabétiques, les malades qui ont des pathologies rénales, les hypertendus. Pour les 400 patients prévus dans leur budget, c’est le prix de 144 séances de dialyse pour un hémodialysé. Avec les autres malades recensés au cours de l’année, ça pose problème.

Saly SAGNE (SourceA)

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